Le Royaume d'Andoras

Version complète : Les loups sont aux portes de Tilador
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Cendre Meneldä

Il faisait bientôt nuit quand l'assaut fut sonné.

Gared accompagné de deux de ses suivants foncèrent sur les troupes taliennes et cherchèrent la mort du seul mage elfique du groupe, mais ils n'y arrivèrent pas. Il y eut des cris, des mots, des sorts. Elena se précipita tant bien que mal pour sauver Lenwë.
Cendre restait interdite au milieu de la cohue. Dyanese et Léonide avançaient pour protéger les leurs. Evrard, quant à lui, répliquait. Ses traits assassins réprimandaient Morane.

Dans l'esprit de la jeune femme, il y avait un vide. Elle resta bras ballants, ses yeux étaient vides, obsédés par ce grand agar qui les terrorisait ou les rendait aussi enragés que des chiens.

Elle, elle n'éprouvait rien.

Sa main remonta et toucha son ventre, imaginant très bien le relief d'une cicatrice qui grimpait jusqu'à son torse. Elle avait eu beaucoup de chance de survivre la dernière fois... Elle avait eu beaucoup de chance, mais elle n'en aurait peut-être pas une seconde.
Elle ne lui laisserait pas le choix, cette fois.

Ses sourcils roux se froncèrent et une flamme violente s'enroula en une langue de feu autour de sa main. Elle la referma, étouffant le brasier. Cendre devait se contrôler. Elle savait que c'était la seule façon pour elle d'arriver à vaincre.

D'un pas vif, elle fila entre Elena et Siadhäl et posa sa main brûlante sur l'orbe qu'elle tenait dans son autre main. Elle canalisa sa colère, sa haine, son ressentiment, sa tristesse aussi. Tout y était. Tout était parfaitement ajusté. Il ne manquait plus qu'une chose : le lancer droit, en avant, comme une flèche d'une déesse sauvage, une flèche qui ne raterait pas.
Quand elle rouvrit les yeux, ses pupilles ambrés brûlaient d'une flammèche terrible.

Autour de Gared se leva dans une petite explosion un bouclier de feu, un anneau qui semblait le suivre partout où il allait, le gênant et l'obligeant à se brûler dès qu'il osait bouger d'un pouce. Elle eut un sourire mauvais.
Voilà qui était bien fait.

Ses yeux brillèrent davantage. Tout en passant sa langue sur ses dents, elle ajusta de nouveau son mana et cette fois, c'est une véritable explosion qui se fit entendre. Un "pop" bruyant et crépitant. Le feu venait de brûler Gared, sans lui faire trop de mal, mais la fumée et les étincelles obstruaient doucement sa vision.

Elle jeta un regard à sa gauche et surprit Siadhäl remontait la plaine, le temps de sortir de son carquois une flèche.

Siadhal Räetim

Comme d'habitude, à l'annonce d'un combat, l'estomac de Siadhal se noua. La dernière fois, il s'en était fallu de peu qu'il ne meurt dans d'atroces souffrances. Et c'était ce même groupe d'ennemis qui les poursuivait à nouveau.

A la vue de Gared, Siadhal failli vomir. Cette brute, ce cauchemar ... c'est lui qui avait décimé leurs lignes, repoussant les meilleurs guerriers comme des fétus de paille, tranchant dans la chair de ses amis, encaissant toutes les attaques ...
Il se ressaisit. "Pas cette fois". Il irait jusqu'au bout, pour ses camarades, pour son alliance, pour son honneur !

Cendre avait réagi plus rapidement, et était déjà en train d'envoyer certains de ses sorts les plus meurtriers, brûlant Gared comme un Auroch à la broche. Elle avait toujours été sanguine après tout. Cela ne suffirait malheureusement pas.
Siadhal s'avança donc, sorti une de ses précieuses flèches d'acier, et pris une grande respiration. Vider sa tête, laisser le calme l'envahir, se concentrer sur son tir ... il s'était entrainé à cela toute sa vie, c'était le moment de le mettre en application.

La flèche siffla dans l'air, droit vers la cible : la jambe de Gared. Si Siadhal avait retenu une chose, c'est qu'il devait empêcher ce monstre de bouger. Mais si l'Agar avait ressenti une quelconque gêne, il n'en montra rien.
Furieux, Siadhal décocha une nouvelle flèche, visant cette fois ci la tête. Elle frôla le crâne de Gared, laissant Siadhal effondré : l'avait-il seulement touché ? Lui avait il fait couler une seule goutte de sang ? Cela n'avait de toute façon aucune importance : il avait échoué. Le berserker ne tomberait pas. Ils allaient mourir cette fois, c'était sûr.

Siadhal recula en titubant ... Que faire ? Rester là et attendre la mort ? Se battre jusqu'au bout ? Fuir ? Il ne savait plus, il ne voulait plus ... Son esprit était embrouillé, ses pensées cotonneuses. Il regarda ses camarades, se battant tous avec fierté face à l'envahisseur, faisant fi de toute prudence pour faire couler le sang ennemi. Puis il porta son regard sur le groupe armé, qui s'étoffait de minute en minute.

Il aperçut alors un Agar portant une lance. Il ne se souvenait pas l'avoir déjà vu en bataille, et il semblait ne pas être très bien protégé, portant peu d'armure.
Dans un éclair de lucidité et de fureur, Siadhal se redressa et banda son arc : "Si je dois mourir j'en emporterais au moins un avec moi, foi de moi !" Il décocha une salve de 3 flèches à l'ennemi, avec une rapidité fulgurante, en misant sur l'effet de surprise.
A nouveau, la déception et l'horreur envahirent Siadhal ... aucune flèche n'avait atteint sa cible ... il les avait toutes esquivées.

Ce n'était plus une bataille, c'était un massacre. Ils n'avaient aucune chance, il le savait désormais. La peur s'empara de ses jambes, et il fuit, le plus rapidement et le plus loin qu'il puisse, de cette boucherie sanguinaire.

Morane

Ils étaient arrivés à l'aube.
Les nouveaux du groupe étaient là, frais et équipés aux couleurs de la guilde.

Hemdl, leur éclaireur, avait été exemplaire, prenant des risques dignes d'un agar. Il était bluffant ce p'tit gaillard, motivé, courageux, parfois un peu téméraire.
Puis l'assault était venu, brutal, violent, comme à son habitude. La jeune franc-tireuse s'était avancée parmi les premiers, tentant de cribler de carreaux les mages adverses, notamment une véritable crevette, mais rien ne s'était passé comme prévu.

L'adrénaline avait disparu, remplacée par un grand sentiment de lassitude, et l'automatisme des reflexes du combat. Les carreaux s'enchaînaient, tandis que les sudistes se précipitaient au devant des trappistes pour les plus équipés, tandis que leurs mages et paladins tentaient tant bien que mal de sauver leurs blessés. Mais, était-ce les rouages grippés par la pluie de son arme, le vide qui remplaçait le frisson qui la guidait d'habitude au combat ou sans doute plus simplement les dieux qui l'avaient trahie ? Ses coups ne portaient plus, elle se sentait devenir une simple bouchère, massacrant sans gloire des moutons tel un abattoir.

Mais où étaient passée la gloire du combat contre les envahisseurs ? Où était l'excitation du combat ? Enfin, ils étaient victorieux, les sentinelles, protecteurs de la frontière du Concordat, étaient aujourd'hui vaincus. Même ainsi, ils restaient debout, protégeant leurs blessés, qui se repliaient vers la capitale. Elle ne pougeait s'empêcher d'avoir un certain respect pour ces êtres qu'on disait frivoles et peureux.

A chaque jour suffisait sa peine, qui sait quels adversaires ils auraient demain, mais la boucherie arrivait à sa fin... pour ce jour.

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Les guerriers des royaumes du nord marchaient dans la plaine, s'apprêtant à entrer dans la ville. Leurs objectifs étaient multiples, ils allaient de la volonté de gloire au combat, à celle de piller et simplement les richesses des elfes.

Aux portes de la ville, le groupe des Sentinelles d'argent essaya tant bien que mal de repousser les envahisseurs, en vain. Les nordistes les repoussèrent avant de reprendre leur marche. A Asteras et Yris, on pansait les blessés e miraculés de cette attaque rapide et violente.

Le combat eut un mérite : occuper les guerriers le temps que ce qu'ils attendaient ne débarque.

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Sur le fleuve, un majestueux et impressionnant Drakkar glissait sur l'onde. La voile rouge sang battait au vent et arborait l'écusson des assaillants : les trappistes revendiquaient haut et fort cette attaque.

A Tilador, on se préparait à défendre la ville. On releva les ponts et posta des archers sur les bords du bassin. La barrière d'eau et de pierre suffira-t-elle à repousser les sauvages ? Les guerriers elfes et surtout les tireurs l'espéraient. Mais avec ce navire, l'avantage de Tilador devenait un fardeau.
La garde de la ville, aussi compétente et bien armée qu'elle ne pouvait l'être, ne pouvait tenir ces deux problèmes en même temps. Sans renforts, la ville était condamnée.

HRP a écrit :Objectifs des Royaumes du Nord :
-Piller et détruire la ville
-Défendre le Drakkar

Objectifs du Condordat du Phénix :
-Défendre Tilador Erdana
-Couler le Drakkar

Règles :
-Si vous êtes vaincus, vos blessures vous empêchent de revenir. Vous êtes exclus de ce scénario PvP. Seules les morts datant à partir du 05/05 à 11 heures comptent.
-La ville est gardée par 5 PnJ de niveau 15 contrôlés par les MJs. Ils n'hésiteront pas à faire des synchronisations entre eux 5, mais n'obéiront pas directement aux joueurs du Concordat.
-La ville est divisée en cinq secteurs : le quartier des voyageurs(de 14/29 à 19/35), le quartier de l'intendante (de 14/14 à 20/20),
le quartier résidentiel(de 29/29 à 35/35), le quartier commerçant(de 29/14 à 35/20) et enfin, la place de la fontaine (de 21/21 à 28)
-Chaque soir à 23 heures. Si les partisans des Royaumes du Nord sont plus nombreux que les partisans du Concordat dans un secteur, ils pillent 100 PO d'objets divers et détruisent un bâtiment, jusqu'à que le secteur soit vide.
-Le Drakkar se trouve au sud de Tilador et est un PnJ attaquable ! Il possède énormément de points de vie mais sa destruction fera couler une part du butin des Royaumes du Nord, et lesforcera à compter sur leur inventaire pour ramener le butin. Ce qui peut sérieusement le limiter.
-Tous les PJ tués de niveau >10 rapportent 1 point de gloire. Les guerriers et archers de la garde rapportent 2 points de gloire,
le Mage de la garde rapporte 4 points de gloire. La destruction du Drakkar rapporte 20 points de gloire. A la fin de l'attaque, j'ajoute le score de gloire de votre faction à la réputation des participants.
Il y a des chances que la gloire de votre faction serve à autre chose.
-L'attaque termine le 1er Juin. A cette date, la garde d'Asteras entre dans la ville et massacre ce qui reste de nordistes dans Tilador.

PS : Les cases de la ville sont à 1 Mvt/PA. L'intérieur de la ville est à l'avantage des elfes.
PPS : L'entrée et la sortie de la ville inflige convalescence. Par contre, tous les téléporteurs vous amèneront à un endroit différent.
Si vous décidez d'entrer au sud, vous arrivez dans la rivière.

Dyanese

Ils étaient venus...

Les sentinelles avaient eu vent de la présence d'Agars non loin de la bourgade de Tilador et leur intention n'était pas pacifique. Guerriers, archers, mages, soigneurs, les rumeurs sur ce groupe belliqueux ne présageait rien de bon. Aussi Dyanese et ses compagnons allaient tenter de contrer cette menace.

Ils avaient vus...

Postée en première ligne, la guerrière se posta en première ligne flanquée de Leonide et non loin Evrard. Une brume en soirée dissimulait les mouvements ennemis. Sur le qui vive ils attendaient l'ordre de charger. Une silhouette colossale se dessina à travers la brume. D'un pas déterminé, il avançait vers ses adversaires, à croire qu'il se moquait de frôler la mort.
Les guerriers fondirent sur lui soutenus par des sorts de flammes. Sûrement la pyromane du groupe. Il fallait contenir le bastion humain pendant que ses alliés frappaient les plus vulnérables.

Ils n'avaient pas vaincu. ..

Le premier cri vint d'un sentinelle. Criblé de carreaux , Lenwe avait du se replier. Leur éclaireur avait repéré leur position et leur assaut fut décisif. Faisant fi du plan des sentinelles, ils avaient percé leur défense. Dyanese au milieu de cette bataille se retrouva encerclée, seule. Que faire ? Elle serra la garde de son épée et chargea.

Bande de pleutres ! Vous frappez en surnombre ! Quel honneur peut on retirer de combats déloyaux ?

Elle avait accepté sa mort.

Morane

Le drakkar avait très fière allure, Morane, qui avait dessiné le tracé des voiles, était fière de voir ainsi les couleurs de la guilde portées en combat ! Fendant les flots, il longeait désormais les quais de la ville, avec un équipage réduit, comme demandé. Il était ventru, mais rapide, et les rames, en quinconce, le propulsait à une vitesse tout à fait correcte. Voilà qui était beau !

Mais le pont qui leur faisait face, devant une ville digne de l'art elfique qui se faisait de plus beau, la laissait sans voix. La ville était récente, bâtie comme un message crié au monde, un défi affirmant que le peuple elfique se relevait de ses défaites, toujours plus fort, toujours plus fier. Etait-ce vraiment ce qu'ils étaient venus défier ?

En face d'eux les gardes de la ville se tenaient, fermes et solides. Deux gardes en armes d'hast, deux archers, un mage que l'on voyait au loin ? Ils n'avaient pas l'air le moins du monde effrayés, comme la plupart des adversaires qu'ils avaient pu affrontés, qui cachaient leur peur vicérale derrière des invectives et des sermons bruyants, parlant d'honneur, de gloire au lieu de se consacrer au Combat, accusant leur adversaire de déshonneur, de combattre en surnombre sans avoir la décence d'accepter la défaite.

Ceux-là étaient différents. Morane s'avança la première sur le pont, en quelques mouvements, elle lâcha un carreau sur le garde qui sembla... le regarder, et, d'un mouvement d'épaule, l'évita, le laissant passer et couper la sangle de son carquois. Sans un regard, il se saisit de ses flèches qui tombaient et alors que le second carreau suivait, il le laissa s'enfoncer dans son épaule sans piper lorsque celui-ci s'enfonça dans l'armure. Bien au contraire, sa flèche était déjà partie.

Le reste des nordistes suivi rapidement, se ruant à l'assaut des gardes tels un bande de gobelins stupides. Rien de pouvait mieux décrire la maîtrise du combat des elfes qui leur faisait face, les coups ne portaient pas, les flèches leur glissaient entre les jambes. Ils étaient cependant dépassés, les nordistes étaient trop nombreux pour la faible garnison, et tandis que le seul mage du groupe peinait à protéger ses alliés et que ceux-ci enduraient les coups toujours plus nombreux à passer. Et le moment vint où les agresseurs furent tout simplement trop nombreux.
Les deux chevaliers jettèrent un regards à leurs camarades qui reculèrent, tandis qu'ils s'avancaient vers le pont, en silence, mais avec une détermination évidente, sans bravade ou "dernière invective". Ils savaient qu'ils ne faisaient que gagner du temps pour les renforts d'Asteras, ils savaient qu'ils renoncaient très certainement à leur famille, leur existence, ne laissant derrière eux qu'un témoignage, un message... Tenez bon !

Les archers, épuisés des attaques brutales des guerriers du nord, se repliaient, ainsi que le sorcier. L'est de la ville était à eux, la bataille pour le coeur pouvait commencer.

Neryë Eruhen

Neryë revenait du nord, où il avait été retenu par l'Egide de Myrinn et ses errances, lorsqu'il aperçu au loin la fumée s'élevant de Tilador.

Il vit un groupe d'elfes et de taliens, blessés pour la plupart, s'éloigner de la ville en flamme. Les mines étaient abattues, les esprits accablés, les espoirs déçus d'une lutte perdue d'avance se lisaient sur les visages graves des membres du concordats qui avaient risqué leurs vies pour défendre leur peuple et leurs idéaux.

Apercevant Ossë dans la troupe, il s'enquit de sa santé et de la marche des événements qui avaient aboutis à cette débandade. Le récit fut, malheureusement, court et concis, peu de choses étaient à dire sur cette défaite. Le maître-lames y nota cependant un point : un drakkar était amarré au sud Tilador emportant le butin dérobé par les pillards satisfaits de leur méfait.

N'écoutant que sa témérité, il se dirigea en toute hâte dans la direction indiquée, sans écouter les protestations de son ami. Arrivé sur les lieux, le navire n'était plus, seul demeurait le mage de Tilador, figure respectée de la cité. Il semblait au prise avec un nain dont la soif de sang était plus que visible.

Voulant lui porter assistance dans sa lutte il accéléra le pas, mais avant même qu'il ait franchi le gué qui les séparait, d'autres barbares sortirent des ruines de la ville, dont un qui portait une étrange arme noire... Tient encore un fait que les triarques de l'Egide se sont bien gardés de me révéler, se dit le guerrier en lui-même.

Hélant le mage, il fit : Venez par ici, la lutte est vaine, tâchons de rejoindre Astéras tant qu'il en est temps!

Puis s'adressant aux envahisseurs : Laissez-le fuir, il a déjà tout perdu, repartez avec vos biens, mais laissez-lui la vie !

Ne sachant quelle réaction l'attendait d'un côté ou de l'autre, il resta dans une posture défensive se rappelant que des choses bien plus graves attendaient ce monde.